Début février: pour diverses raisons, de santé notamment, Joshin Sensei ne peut plus s'occuper du projet, mais elle laisse la place à Danielle R.une pratiquante de longue date, médecin, avec enfants et petits-enfants, résidant dans le Gard.

<vieillirensembledansledharma@gmail.com>


Un lieu pour nonnes et laïcs âgés: vivre ensemble, pratiquer ensemble, vieillir ensemble: prendre soin de nous et des autres; finir sa vie au plus proche de notre Voie, tout en gardant un espace de vie personnel.

Dans la lignée des villages communautaires, de l’habitat collectif qui se développent ces dernières années.


Joshin Sensei: " Nous avons parlé ensemble, et Danielle est d’accord pour poursuivre ce projet. Danielle reprend les démarches, les visites, bref la création et la mise en place avec les personnes intéressées qui restent, il y en a peu, mais c’est un bon début! Bien sûr je reste disponible et j’espère rencontrer les futur(e)s résidents.
Par ailleurs, elle étudie et pratique le Dharma avec moi depuis longtemps ( 25 ans!), mais elle est laïque, avec enfants et petits enfants, à la fois dans la vie du monde et la vie spirituelle.
Elle a beaucoup d’énergie, et le projet est très important pour elle. Elle habite dans le Gard, et connaît beaucoup de personnes dans cette région de par sa profession - je lui laisse la parole ci-dessous.

Je me retire donc sans regrets, car je suis sûre qu’elle saura écouter, fédérer, encourager, et mettre sur pied ce lieu pour une vie joyeuse et riche."

Danielle: "Il y a donc quelques jours que Joshin Sensei m’a proposé de continuer à construire ce lieu, où des personnes viendraient organiser leur vie ensemble de façon à poursuivre leur pratique bouddhiste jusqu’à la fin de leur vie, si possible.
Je regrette de ne pas continuer cette réalisation sous sa direction, mais elle a déjà donné l’idée, l’impulsion, beaucoup de travail, et je sais qu’elle suivra tout cela de près .

Cette proposition me paraît suffisamment importante et motivante pour la mettre au premier plan de mes occupations le temps qui sera nécessaire ; mais il faut être nombreux, déterminés, savoir ce que nous voulons. Des temps d’échanges sont indispensables, pour bien se connaître les uns les autres, et bien expliquer ce que nous attendons de ce lieu, et comment nous l’imaginons, même si les nonnes n’y sont pas présentes dans un premier temps. Il y a beaucoup de travail.Je me réjouis de vous y inviter!"

 

Tout cela est possible, il faut le vouloir, le décider et l’organiser ensemble.
 L’argent ne doit pas être un obstacle; il y a des solutions pour les personnes qui ne peuvent pas investir.

Dans le Zen, nous disons : «  Nous prenons soin du Dharma, et le Dharma prend soin de nous. » Prendre soin du Dharma implique aussi de concrétiser nos engagements, de regarder avec un esprit clair les problèmes qui se posent, et les solutions que l'on peut  apporter.

Quelques grandes lignes :

- c'est le Dharma qui nous réunit ; il nous faudra trouver un équilibre entre vie personnelle- chacun dans sa maison/appartement, et son horaire propre, et vie communautaire ( méditations, repas, jardin ou cuisine, etc dans la mesure des possibilités de chacun) Car c'est cela qui sera le cœur de notre « vivre ensemble ».

- il faut bien savoir que si l'on est habitué/e à vivre seul/e ou en couple la vie communautaire pose des challenges ! Elle est riche et joyeuse mais aussi difficile...c'est la pratique ensemble qui nous permet de dépasser ces difficultés.

- Ceci est un projet qui n'est encore qu'une idée : le réaliser demandera au moins 2 années d'investissement de temps, de moyens financiers ; et des changements dans sa vie, son milieu de vie, son organisation  personnelle. ..

Donc il importe de prendre le temps de réfléchir si l'on est  prêt/e à tout ce travail, et à ces changements...

Il faut aussi prendre en compte pour le choix du lieu deux éléments à mon avis : l'accès, pour bouger ou recevoir des visites, et puis la santé :  il existe des régions avec un bon maillage de personnel de santé, soins à domiciles, etc. c'est certainement un point à ne pas négliger. Mais ce ne sera pas une  "maison de retraite" dans le sens administratif du terme, et les soins se feront sur place autant que possible, mais avec des intervenants extérieurs.


En tant que projet orienté religieux, nous ne pouvons pas prétendre à des aides, ni à être reconnu d'utilité publique. Néanmoins la loi de 1905 pour les associations  cultuelles ( et non pas culturelles) permet beaucoup de choses pour dons et legs.

Et oui, bien sûr un potager...!


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